I.50
disposé des coussins. Une des fenêtres de la chambre donnait sur le port,
et, de l'autre, plus petite et légèrement en hauteur, je pouvais voir
la route, une parcelle de route déserte qui bordait un enclos livré aux
mauvaises herbes, où, à côté d'un figuier désséché qui ployait sous le
poids de ses branches mortes, un âne solitaire broutait du fenouil entre
divers
détritus, des vieiles planches, des pneus abandonnés, une barque retournée
qui pourrissait sur place.
Les premiers temps que je passai à Sasuelo, j'occupais mes journées à
de longues promenades, tantôt le long des routes étroites qui montaient vers
les hameaux voisins, et tantôt à la découverte de la plage sauvage qui
s'étendait derrière le village sur plusieurs kilomètres. Le bruit des vagues
et du vent se mêlait dans mon esprit, et je progressais lentement au bord de l'eau[d1]sur l'im-
mense plage déserte que balayaient des vents tourbillonants en poussant devant
moi la voiture d'enfant de mon fils<d1>. C'était une plage immense, déserte, que balayaient continûment des vents tourbillonants Je m'arrêtais parfois, je m'asseyais
dans le sable, et, tandis que tout autour de moi des filaments d'algues
sèches s'envolaient vers les dunes, je ramassais distraitement un ou deux
cailloux, que je lançais paresseusement dans la mer. Mon fils me regardait
faire, solidement maintenu dans sa poussette par une petite ceinture. Parfois,
il se penchait en avant pour essayer de s'emparer de quelque objet échoué
sur la plage, et je lui tendais à mesure tout ce qu'il convoitait, des
morceaux de bois morts rejetés par la marée qui avaient pris des formes
de talisùmans bizarres, des galets, des brindilles, une vieille sandale
en plastique, aussi, bien grosse et transparente, à laquelle il semblait
tenir tout particulièrement.
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disposé des coussins. Une des fenêtres de la chambre donnait sur le port,
et, de l'autre, plus petite et légèrement en hauteur, je pouvais voir
la route, une parcelle de route déserte qui bordait un enclos livré aux
mauvaises herbes, où, à côté d'un figuier désséché qui ployait sous le
poids de ses branches mortes, un âne solitaire broutait du fenouil entre
divers
détritus, des vieiles planches, des pneus abandonnés, une barque retournée
qui pourrissait sur place.
Les premiers temps que je passai à Sasuelo, j'occupais mes journées à
de longues promenades, tantôt le long des routes étroites qui montaient vers
les hameaux voisins, et tantôt à la découverte de la plage sauvage qui
s'étendait derrière le village sur plusieurs kilomètres. Le bruit des vagues
et du vent se mêlait dans mon esprit, et je progressais lentement sur l'im-mense plage déserte que balayaient des vents tourbillonants en poussant devant
moi la voiture d'enfant de mon fils. Je m'arrêtais parfois, je m'asseyais
dans le sable, et, tandis que tout autour de moi des filaments d'algues
sèches s'envolaient vers les dunes, je ramassais distraitement un ou deux
cailloux, que je lançais paresseusement dans la mer. Mon fils me regardait
faire, solidement maintenu dans sa poussette par une petite ceinture. Parfois,
il se penchait en avant pour essayer de s'emparer de quelque objet échoué
sur la plage, et je lui tendais à mesure tout ce qu'il convoitait, des
morceaux de bois morts rejetés par la marée qui avaient pris des formes
de talisùmans bizarres, des galets, des brindilles, une vieille sandale
en plastique, aussi, bien grosse et transparente, à laquelle il semblait
tenir tout particulièrement.
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disposé des coussins. Une des fenêtres de la chambre donnait sur le port,
et, de l'autre, plus petite et légèrement en hauteur, je pouvais voir
la route, une parcelle de route déserte qui bordait un enclos livré aux
mauvaises herbes, où, à côté d'un figuier désséché qui ployait sous le
poids de ses branches mortes, un âne solitaire broutait du fenouil entre
divers
détritus, des vieiles planches, des pneus abandonnés, une barque retournée
qui pourrissait sur place.
Les premiers temps que je passai à Sasuelo, j'occupais mes journées à
de longues promenades, tantôt le long des routes étroites qui montaient vers
les hameaux voisins, et tantôt à la découverte de la plage sauvage qui
s'étendait derrière le village sur plusieurs kilomètres. Le bruit des vagues
et du vent se mêlait dans mon esprit, et je progressais lentement au bord de l'eau[d1]sur l'im-
mense plage déserte que balayaient des vents tourbillonants en poussant devant
moi la voiture d'enfant de mon fils<d1>. C'était une plage immense, déserte, que balayaient continûment des vents tourbillonants Je m'arrêtais parfois, je m'asseyais
dans le sable, et, tandis que tout autour de moi des filaments d'algues
sèches s'envolaient vers les dunes, je ramassais distraitement un ou deux
cailloux, que je lançais paresseusement dans la mer. Mon fils me regardait
faire, solidement maintenu dans sa poussette par une petite ceinture. Parfois,
il se penchait en avant pour essayer de s'emparer de quelque objet échoué
sur la plage, et je lui tendais à mesure tout ce qu'il convoitait, des
morceaux de bois morts rejetés par la marée qui avaient pris des formes
de talisùmans bizarres, des galets, des brindilles, une vieille sandale
en plastique, aussi, bien grosse et transparente, à laquelle il semblait
tenir tout particulièrement.
I.50
disposé des coussins. Une des fenêtres de la chambre donnait sur le port,
et, de l'autre, plus petite et légèrement en hauteur, je pouvais voir
la route, une parcelle de route déserte qui bordait un enclos livré aux
mauvaises herbes, où, à côté d'un figuier désséché qui ployait sous le
poids de ses branches mortes, un âne solitaire broutait du fenouil entre
divers
détritus, des vieiles planches, des pneus abandonnés, une barque retournée
qui pourrissait sur place.
Les premiers temps que je passai à Sasuelo, j'occupais mes journées à
de longues promenades, tantôt le long des routes étroites qui montaient vers
les hameaux voisins, et tantôt à la découverte de la plage sauvage qui
s'étendait derrière le village sur plusieurs kilomètres. Le bruit des vagues
et du vent se mêlait dans mon esprit, et je progressais lentement sur l'im-mense plage déserte que balayaient des vents tourbillonants en poussant devant
moi la voiture d'enfant de mon fils. Je m'arrêtais parfois, je m'asseyais
dans le sable, et, tandis que tout autour de moi des filaments d'algues
sèches s'envolaient vers les dunes, je ramassais distraitement un ou deux
cailloux, que je lançais paresseusement dans la mer. Mon fils me regardait
faire, solidement maintenu dans sa poussette par une petite ceinture. Parfois,
il se penchait en avant pour essayer de s'emparer de quelque objet échoué
sur la plage, et je lui tendais à mesure tout ce qu'il convoitait, des
morceaux de bois morts rejetés par la marée qui avaient pris des formes
de talisùmans bizarres, des galets, des brindilles, une vieille sandale
en plastique, aussi, bien grosse et transparente, à laquelle il semblait
tenir tout particulièrement.